Créer une sas unipersonnelle : les étapes clés à connaître

Se lancer en solo ne relève plus du casse-tête administratif. Longtemps réservée aux projets à plusieurs, la société par actions simplifiée a désormais sa version sur-mesure pour les entrepreneurs indépendants : la SASU. Ce statut ouvre la porte à une gestion souple, tout en conservant les atouts qui font le succès de la SAS. Focus sur les 5 étapes qui balisent le chemin jusqu’à la création officielle de votre SAS unipersonnelle.

Rédaction des statuts de la SASU

Dès le départ, l’aventure commence avec un acte fondateur : la rédaction des statuts. Pour écarter l’incertitude juridique et s’assurer de couvrir toutes les obligations imposées par la loi, rien de plus approprié que de passer par une plateforme qui maitrise le sujet. Un choix pratique existe avec la création d’une sas unipersonnel avec Contract-Factory, qui offre un accompagnement professionnel tout en évitant les pièges classiques lors de la rédaction. Cela permet de démarrer sur des fondations solides, sans zones d’ombre, pour que la société soit conforme et le dirigeant protégé.

Nomination du président de la SASU

Le cap suivant : désigner le président. Obligatoire dans toute SASU, ce poste n’est pas qu’une formalité. Les statuts doivent clarifier précisément l’étendue des pouvoirs du président et ses responsabilités. Légalement, la vigilance s’impose : les conditions d’accès à la fonction et les possibilités d’actions du président doivent être clairement encadrées. Certains fondateurs n’hésitent pas à fixer dans les statuts des montants-limite sur les décisions engageant la société. Ce genre de garde-fou met de l’ordre dans la gestion. Impossible de piloter à vue : le cadre légal et statutaire protège chacun.

Dépôt du capital social de la SASU à la banque

Pas de société sans capital social. L’associé unique doit verser ce montant initial, même s’il reste libre d’en fixer le niveau selon ses ambitions. Ce capital se dépose ensuite auprès d’une banque, qu’elle soit traditionnelle ou en ligne, après comparaison des services proposés. Petite précision : cette formalité vaut pour toutes les formes de sociétés. D’ailleurs, ceux qui souhaitent aussi créer une SCI suivent la même procédure. Remettre les fonds à la banque, c’est enclencher officiellement la mécanique de la société, le relevé de dépôt fera foi dans le dossier d’immatriculation.

Publication d’une annonce légale de constitution d’entreprise

Une fois le capital en place et la présidence nommée, il est temps de donner une réalité publique à votre SASU. La publication d’une annonce légale, obligatoire dans un journal d’annonces légales, vient officialiser la constitution. On doit y faire figurer la dénomination de la société, l’adresse du siège, l’objet social, le montant du capital social et l’identité du président. Ce passage impose de la rigueur : toute omission peut obliger à recommencer la démarche. C’est un passage obligé pour informer le public et établir la transparence sur la création de la société.

Immatriculation de la SASU au Registre du Commerce et des Sociétés

Dernière étape : l’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Préparer un dossier complet avec l’ensemble des justificatifs devient la norme. Les plateformes de création d’entreprise accélèrent souvent la procédure, rendant l’obtention du KBIS possible sous deux jours. Ce sésame administratif reconnaît légalement l’existence de la SASU et autorise l’exercice de l’activité. Sur le papier, la société prend forme ; dans la réalité, l’entrepreneur tient enfin les clés pour lancer son projet.

Avec ces démarches menées à bien, la SASU n’est plus un concept mais une structure prête à vivre. Le plus dur reste à conquérir : l’indépendance prend corps, et la suite se joue à la première décision prise au nom de sa société.